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La capoeira
A l'origine, le mot capoeira (du tupi: 'kapu-era qui signifie clairière) désignait l'endroit où
les esclaves africains détenus au Brésil (angolais et zaïrois pour la plupart) s'entraînaient il y a
plus de quatre siècles, pour pouvoir se défendre sans armes. Leur entraînement était alors
constitué de mouvements de pieds et de mains qui faisaient penser à des pas de danses.
Au fil des ans, la capoeira est devenue à la
fois une danse et un art martial brésilien (avec des règles strictes). Son succès est tel que
de nombreuses écoles (centres sportifs ou artistiques) exclusivement vouées à la capoeira
se créent au Brésil et à travers le Monde depuis les années 90.
'La Capoeira est la poésie du mouvement
du corps'; une chorégraphie qui met en scène deux personnes où la ginga (une façon de
se mouvoir dans l'espace avec 'swing') fait penser à des plumes qui dansent au son du
Berimbau instrument de percussion d'origine africaine constitué d'une calebasse et d'un arc en
bois tendu par un fil de fer qui peuvent donner une grande variété de sons.
Au côté du berimbau, cet album a réunis
des instruments comme l'agogne (cloche), pandeiro (tambourin), surdo (tambour basse), tumba,
congas, bongos, triangle, maracas, baton de pluie, reco reco, tom (tambour),
haricot, clave...
Pour lui rendre hommage, quatre artistes
brésiliens ont décidé de mettre leur talent en commun.
Jorge Henrique De Amorin Lima dit
'Jorginho', directeur musicale de ce projet, est guitariste, compositeur-interprète. Il a
accompagné plusieurs chanteurs français comme Bernard Lavil tiers, le groupe
Kaoma, Marcelo Ferreira, Catia Werneck, Marcia Maria, Tania Maria ou Nazaré Pereira. Il a également
participé à l'élaboration des musiques de films de Wladimir Cosma (Le Léopard, Le fils du
Français).
Il est accompagné par Claudionor Gabriel de
Oliveira dit 'No de Oliveira', percussionniste, chanteur, compositeur, joueur de berimbau et
professeur de capoeira ; et de José Luis Nascimento dit 'Ze Luis', capoeiriste, chanteur
et l'un des plus grands percussionnistes brésiliens vivant en France.
A la direction artistique, et aux chants, Nazaré
Pereira, la plus célèbre des chanteuses brésiliennes en France (en tète des Hit-parade
pendant 10 ans dans les années 80, avec 'Carolina', 'La Marelle', 'Couleur café'...). Nazaré
Pereira est l'auteur de la plupart des textes de cet album.
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RASTEIRA
(N. Pereira - J. Amorim) A travers ce chant, le capoeiriste montre sa
fierté d'appartenir à une région, à une ville ou à un quartier. Il accompagne ce chant de
quelques figures de styles : Armada, Ponteira, Rabo de Arraia...
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SARAVÁ
COMPANHEIRO (N. Pereira - J. Amorim) Salut compagnon!)
Rythme de capoeira à deux temps : un plus lent pour accompagner l'entrée des danseurs et
l'autre plus rapide pour la danse. Le refrain est facile afin que tous puissent le reprendre en
tapant dans les mains :'Saravá... saravá... saravá...'
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JANAINA CANTOU (Zé Luiz Nascimento - R. Marques)
Janaina a chanté. Janaina est l'autre nom donné à la reine de la
mer. Janaina est plutôt considérée comme une sirène qui, selon la légende africaine, veille sur
les pécheurs; tandis que les femmes prient pour que leur amour
revienne.
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BAHIA, VEIA BAHIA (C. de Oliveira)
Cette danse fait référence aux légendes et aux
traditions religieuses qui sont toujours très présentes dans la culture de cette région.
'Je viens des terres des légendes de Salvador de Bahia du nord-est brésilien ; Bahia, ancienne
Bahia, ne change en rien et garde tes traditions'.
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ADEUS CANDIÁ
(N. Pereira Nô Oliveira - J. Amorim) Au revoir
Candiá. Les paroles de cette chanson expriment notre
désir de faire connaître ces danses, ces rythmes, cette musique, ces traditions -
célèbres à Bahia ! -, à tous les brésiliens et au monde entier. 'Ma mission c'est chanter mon
pays, pour que mon peuple soit toujours heureux'.
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BAIÃO DO PENTA (J. Amorim)
Une mélodie en l'honneur de la 5ème victorie de
l'équipe de football brésilienne lors de la Coupe du Monde de 2002.
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LENÇOL DE ESTRELAS (N. Pereira - J. Amorim)
Hommage à Yemanja, qui selon la tradition
religieuse africaine, est considérée comme une déesse, 'une reine de la mer'. Le culte à
Yenmaja est très important et émouvant : le jour de sa fête (le 2 février), le peuple jette des
fleurs blanches à la mer et allument beaucoup de bougies multicolores, ce qui donnent la
vision d'un linceul d'étoiles sous le clair de lune. Le public s'est habillé de blanc et formule
deux prières à Yemanja : une bonne année de pèche et la sauvegarde de ses pécheurs.
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A VOLTA DO CAPOEIRA (N. Pereira J. Amorim - J.
Amorim) Le retour du capoeira. Le capoeiriste rêve de faire le tour du monde,
sur les mers et sur les terres ; d'aller toujours plus loin, là où commencent les guerres, et là
où elles finissent, à la recherche de la paix. Mais finalement, fatigué de voyager et
nostalgique, il revient au pays trop heureux de pouvoir désormais y
demeurer.
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SAIA RENDADA (N. Pereira)
Le jupon en dentelle. Une 'samba de Roda' très accélérée, avec
beaucoup de percussions. Dès les premières notes, les participants forment une ronde, au
milieu de laquelle les danseurs (plutôt des femmes) iront danser à tour de rôle.
Ici, le texte sert de prétexte pour valoriser le rythme et la danse. Le refrain est répétitif
('Não Caia Não Caia Não Caia Morena Segura a Saia...') afin de pouvoir facilement être repris
par le public.ace petticoat.
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MACULELÊ (N. Pereira - Coaty de Oliveira)
Une danse très appréciée par les habitants de
la ville de Santo Amaro de la Purification (Bahia). Autrefois, la tradition voulait que les
noirs s'habillent de plumes et de peau d'animaux pour célébrer le rite de la puberté.
Aujourd'hui, cette danse se pratique avec des bâtons de bois que l'on frappe les uns sur les
autres et dont le son s'ajoute à celui des percussions.
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